La Verrerie était une métairie des seigneurs de Saint-Georges-de-la-Couée. Elle a également accueilli un temps des maîtres verriers.

Cette métairie du fief de St-Georges avait une surface de terre de 50 arpents, soit 35 hectares environ. Au sein de la métairie était construite une halle cendrière avec un four en voûte pour la fabrication du gros verre.

Parmi les différents corps de métier qui travaillaient dans cette verrerie, le maître tiseur réalisait au four la boule de verre fondu qui sera donnée à façonner au maître verrier. Un certain Jehan Chesneau était tiseur à la Verrerie en 1606. Les maîtres verriers normands de Cacqueray et de Brossard produiront du gros verre à la Verrerie de St-Georges-de-la-Couée au milieu du XVIIe siècle.

Voici comment est décrite la métairie en 1641 dans l’aveu que Jeanne de Harlay fit au baron de Lucé.

La métairie de la Veroye[1]

 Item Ma métairie de la Veroye, érigée de nouveau[2], consistant en maison manable avec un cellier et étable au bout, jardin, cours et issues, contenant le tout ensemble demi arpent ou environ, joignant d’un côté à ma dite métairie de la Ferranderie, d’autre côté et d’un bout au dit chemin pour aller du dit lieu au dit St-Fraimbault, d’autre côté aux fossés de ma dite forêt, le chemin entre deux, au-dedans desquels confrontations est à présent édifiée une halle cendrière[3], avec une chambre à feu, dans laquelle halle l’on fait à présent de gros verres.

[1] Actuel lieu-dit de la Verrerie.

[2] Cette métairie est en 1641 reconstruite depuis peu, ce qui explique que nous ne la trouvons pas dans l’aveu de Thomas de Clermont en 1581.

[3] Sous la halle étaient récupérées les cendres des foyers pour les épandre sur les champs comme engrais.